L’impact environnemental des panneaux solaires

Les panneaux solaires, ça se recycle vraiment ?

Oui, le recyclage des panneaux solaires s’est considérablement développé et doit encore être encouragé. Aujourd’hui, au terme de leur durée de vie optimale (estimée à environ 25 ans, période au cours de laquelle au moins 80 % de leur puissance initiale est garantie) les panneaux photovoltaïques, qu’ils aient été construits en Chine ou en Europe, sont recyclables entre 95 et 99 % pour la plupart des constructeurs. Des filières du recyclage des panneaux photovoltaïques s’organisent en France et en Europe, notamment depuis la création en 2007 de l’association PV Cycle qui regroupe des fabricants européens de panneaux photovoltaïques pour organiser la collecte et le recyclage. Depuis 2014, fabricants et importateurs de panneaux photovoltaïques ont pour obligation légale de reprendre gratuitement les équipements solaires en fin de vie. Et ils sont tenus de participer financièrement à la collecte et au traitement des déchets. Ces efforts non seulement limitent les besoins en matière première mais réduisent également la dépendance vis-à-vis des panneaux solaires importés de Chine.

Et les terres rares dans les panneaux solaires, alors ? Contrairement aux idées reçues, la grande majorité des panneaux photovoltaïques ne contiennent pas de « terres rares », ces groupes de métaux (utilisés notamment dans des smartphones…) dont l’extraction et le raffinage sont très polluants. La très grande majorité des panneaux solaires sont constitués de silicium cristallin, élément que l’on extrait du sable ou du quartz et qui, comme le verre, est 100 % recyclable. Ces panneaux solaires contiennent aussi des éléments en argent, en aluminium ou en cuivre et, selon les modèles, du plastique. Ils couvrent 90 % du marché du solaire. D’autres technologies photovoltaïques ont recours à des métaux rares et controversés (et non des « terres rares »), mais elles concernent moins de 10 % du marché. Des cellules de 3e génération constituées de molécules organiques sont aussi à l’étude. Dans le monde, la principale source de consommation des éléments appelés « terres rares » revient au matériel des nouvelles technologies de l’information : tablettes, smartphone, etc… On en trouve aussi dans chaque centrale à charbon, gaz ou nucléaire. Cette consommation grandissante est inquiétante car l’extraction minière de ces éléments cause de nombreux dégâts sociaux et environnementaux. Mais pour le coup, les panneaux solaires n’y sont pour rien.

Pour soutenir le développement des énergies renouvelables, vous pouvez choisir un fournisseur d’électricité vraiment vert : découvrez le classement comparatif 2018 des fournisseurs d’électricité verte.

 

Article de Greenpeace : l’impact environnemental des panneaux solaires.

ENERGIE CITOYENNE, ça marche !

ENERGIE CITOYENNE, ça marche!

Le 15 octobre, la 1ère installation photovoltaïque de la coopérative ENERCIT a commencé à produire du courant électrique, à Montauban. D’ici le 15 novembre, en Tarn et Garonne, les dix centrales produiront 99 780 Kw/h, soit la consommation de 33 foyers, hors chauffage électrique.

La production d’électricité reste relativement modeste, mais elle sera consommée localement, sans rejet de CO2 et sans danger pour la santé. Aujourd’hui la quasi totalité des composants des panneaux solaires sont recyclables . Les installations sont garanties 20 ans .

Parmi les nombreuses qualités de ce programme: d’abord, le coût de l’achat et de l’installation est assumé par la coopérative et non par les propriétaires des toits; ensuite, l’électricité produite entre dans le mix énergétique et contribue à réduire la part des énergies fossiles et nucléaire. Car des programmes de ce type il en nait tous les jours dans notre pays.

ENERCIT est la propriété de ses sociétaires. Une part du capital (valeur 100€) leur permet de voter tous les ans pour définir la politique de l’entreprise et choisir leurs administrateurs.

Enfin, des citoyens se réapproprient l’énergie, de manière décentralisée, participative et solidaire !

Les centrales seront inaugurées le 24 novembre 2018, à 11h, à la ferme des Pibouls, à Montauban.

Jeannine Meignan

Contact : ENERCIT SCIC 414 Route de Barry d’Islemade, 82290 MEAUZAC

enercit82@ntymail.com

 

L’effet Photovoltaïque

L’effet photovoltaïque est un phénomène physique propre à certains matériaux appelés semi-conducteurs qui produisent de l’électricité lorsqu’ils sont exposés à la lumière.

 

Le plus connu d’entre eux est le silicium cristallin qui est utilisé aujourd’hui par 90% des panneaux produits dans le monde, mais il existe de nombreuses autres technologies déjà industrialisées comme les couches minces ou en phase de recherche.

Principe de l’effet photovoltaïque

L’effet photovoltaïque - PNG - 209.8 ko
L’effet photovoltaïque
source : Hespul
  1. Les « grains de lumière »- les photons – heurtent la surface du matériau photovoltaïque disposé en cellules ou en couche mince.
  2. Ils transfèrent leur énergie aux électrons qui gravitent autour des atomes dont est formé le matériau. C’est l’effet photoélectrique. Du fait de l’énergie qu’ils gagnent, les électrons « s’excitent ». Ils reviennent généralement à l’état d’équilibre – leur niveau initial – en libérant l’énergie des photons sous forme de chaleur : le matériau chauffe au soleil.
  3. Mais il est aussi possible de récupérer cette énergie sous forme électrique. L’électron excité forme avec le « trou » qu’il laisse au niveau inférieur une paire « électron-trou ». Les électrons et les trous sont de charges de signes opposés (-q ; +q). Les cellules photovoltaïques sont des jonctions PN, faites en associant un semi-conducteur de type n avec un semi-conducteur de type p, comme le silicium dopé phosphore et le silicium dopé bore. Soumises à un champ électrique dans une jonction PN branchée sur un circuit extérieur, les paires électrons-trou vont se séparer et les électrons excités vont se mettre en mouvement dans une direction particulière : un courant électrique est créé.
  4. Le courant électrique continu qui se crée est alors recueilli par des fils métalliques très fins connectés les uns aux autres et acheminé à la cellule suivante.
  5. Le courant s’additionne en passant d’une cellule à l’autre jusqu’aux bornes de connexion du panneau, et il peut ensuite s’additionner à celui des autres panneaux raccordés en « champs »

article 3

jeudi 20 septembre, 08:30, Saint Davy

Enercit dispose de ses premiers panneaux photovoltaïques

Les premiers panneaux photovoltaïques la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Énercit viennent d’être posés. Une manière d’avancer plus concrète pour cette société tarn-et-garonnaise qui rassemble 134 sociétaires qui prévoit d’ici la fin de l’année l’installation de 9 autres équipements (4 sur Montauban, 2 sur Lafrançaise, 1 à Cazes-Mondenard, 1 à Labarthe et 1 à Belfort-en-Quercy dans le Lot). Le coût d’installation de 30 panneaux de 300 watts avoisine les 17 000 € pris en charge par la société. En échange, le propriétaire du toit s’engage à acheter 10 parts sociales dans la société (1 000 €) et touche en retour un loyer 200 €/an.

Par contre, la vente de l’énergie à EDF est entièrement perçue par la société. «Quand on adhère à Enercit, on n’équipe pas son toit en espérant s’enrichir, prévient Jean-Claude Laparre, premier sociétaire à être équipé. C’est une démarche avant tout écocitoyenne, une façon de s’impliquer concrètement en faveur du développement durable.» Les sociétaires qui ne disposent pas d’installation peuvent bénéficier d’un compte courant d’associé qui leur permet de placer un capital avec un taux d’intérêt de 2 % et peut-être dans un avenir plus lointain, de profiter des bénéfices des ventes d’énergie à EDF.

Si 2018 est l’année des premières installations des équipements, 2019 devrait être celle de la consolidation de la société. «Nous devrions équiper des surfaces plus importantes avec les projets sur l’école de Lafrançaise et la toiture d’une station fruitière du côté de Cazes-Mondenard avec un potentiel de 36 kilowatt-crête, espère Josiane Rosso, directrice générale de la SCIC. Un cap important pour notre jeune société créée au printemps 2017.»

La société espère atteindre rapidement les 250 adhérents. Une course à la taille essentielle pour consolider ses finances : la principale subvention versée par la région Occitanie est totalement conditionnée par l’apport citoyen en parts sociales, c’est le principe du 1 € région pour 1 € citoyen. L’appel est donc lancé à tous ceux qui ont l’âme (et la conviction) écocitoyenne…

SCIC Enercit : 06 01 73 07 75 / 07 81 80 59 72 Courriel : enercit82@ntymail.com

Philippe Cahue

 

 

100% d’énergies renouvelables, c’est possible et bon pour l’emploi!

Dans un livre qui vient de paraître: « Sortir de l’impasse », P. Quirion du CNRS rappelle les objectifs de l’Accord de Paris en 2015 : diviser par 10 les émissions de gaz à effet de serre . Dans le secteur électrique où des alternatives aux combustibles fossiles existent, les émissions de CO2 doivent devenir nulles. Il existe trois techniques de production d’électricité aux émissions directes nulles : les énergies renouvelables (ER), les centrales thermiques avec stockage souterrain du CO2 et le nucléaire. Les deux dernières sont dangereuses. Restent les ER dont la croissance mondiale est très forte et le coût intéressant ( 14 ct d’€ le KW H pour l’électricité nucléaire, contre 10 ct€ pour le parc solaire au sol et 7 ct€ pour l’éolien à terre).

On reproche aux ER leur intermittence , elles sont méthodes pendantes et on fixe arbitrairement leur niveau maxi autour de 20%. Pourtant deux études démontrent que 100% de renouvelables c’est possible: celles de NégaWatt et de l’ADEME. Elles recourent à un grand panel d’ER et à des économies d’énergie importantes. Elles mobilisent des moyens de stockage de l’énergie comme les stations de transfert d’énergie par pompage ( 7 en France pour une capacité de 5MW) et la méthanisation qui consiste à transformer l’électricité en hydrogène puis en méthane afin de la stocker dans le réseau de gaz naturel.

Et c’est bon pour l’emploi ! Le scénario de NégaWatt évalue la création d’emplois à 230 000 en 2020, 630 000 en 2030, ce qui serait supérieur aux pertes d’emplois dans le fret routier, l’aérien et les ENR. Le scénario de l’ADEME prévoit 170 000 emplois supplémentaires en 2030 et 900 000 en 2050.

En 2012 les ER représentent 87 000 emplois ETP en France , les centrales nucléaires 29 000.

La transition vers 100% d’ER nécessite des plans de reconversion et de formation des salariés des secteurs en baisse pour qu’ils trouvent leur place dans les secteurs en croissance .

Alors, oui une autre politique énergétique est possible !

Jeannine Meignan